Je me berce de rêves..

Je me berce de rêves..
Des beaux, des grands et des importants.
Des irréalisables, des faux et des inatteignables.
Je m'en persuade et retombe bas. Que ce soit des espoirs ou desespoir, un jour cela reviendra au même.
Je suis peut-être audacieuse et drôle d'après quelque organisme vivant, j'en reste tout de même bien fragile.
Chaque impression, mot et geste me fait douter et réfléchir. J'analyse tout pour ne pas flancher, ne pas pleurer.
Je m'invente un monde où je serais gagnante. J'espère comme nombreux de mes pairs, ne pas être une parmi tant d'autres. Ne pas être appréciée parce que je ressemble à une de vos anciennes connaissances.
Je suis, je vis, j'existe. Il y a peut-être similitude mais jamais jemellité.
Tu m'aimais et aujourd'hui disparais.
Je cherche à avancer, s'il le faut j'oublierais. Tu verras, ce sera facile. Un ou deux loisirs hebdomadaires, de nouveaux amis, une nouvelle vie.. Et déjà, tu oublieras où j'habite. Puis tu oseras oublier les intonations de ma voix et ma façon d'être. Tu oublieras la forme de mon visage et mon film fétiche. Tu jeteras mes lettres et mes mots. Tu voudras recommencer avec d'autres. Et le pire, c'est que tu apprécieras. Tes souvenirs se dissoudront sous le poids des nouveautés. Tu modifieras inconsciemment la personne que j'étais avec toi. Tu trouveras les failles dans mon système et les menus détails qui t'excecrais chez moi.
Tu ne souhaiteras de mes nouvelles qu'une fois l'an.
La première année, tu me souhaiteras mon anniversaire et puis..
Et puis tout cela changera. Nous aurons nos vies et non "notre vie".
Tu seras Alzheimer face à mon souvenir.
Tu me comprendras quand tu seras.
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# Posté le samedi 04 juillet 2009 08:21

Tu suspendais le temps..

Tu suspendais le temps..
Car certaines blessures ne guérissent pas. Qu'on se raccroche aux autres puisqu'on ne peut plus se raccrocher à soi.
Que les autres ne savent pas et qu'ils n'y tiennent pas. Car on sait qu'il y a plus grave mais qu'on focalise parfois sur cela.
Mais jusqu'au dernier jour, je refuse inopinément et subrecivement de croire qu'une simple conjonction, qu'une simple évenement puisse te rendre malade.
Je refuse de ne pas comprendre tout ce qui se passe dans ce corps face à moi et qui s'échappe peut-être déjà de mes bras.
J'abhorre tous ces gens bien pensants qui pensent m'aider et me soutenir en m'assassinant de leurs questions sur toi.
Je haï ceux qui salissent ta mémoire en ne te réduisant qu'à un simple texte d'une page où le style trahit si mal les sentiments. Où le but recherché n'est que vendre un livre dont tu es la couverture.
Je demande, comme au premier jour, que rien entre toi et moi ne change. Que mon regard ne soit jamais fuyant, que personne ne te fasse jamais mal au coeur en te regardant comme une personne mourante et malade. J'essayerais toujours d'être riante et joyeuse avec toi. Je refuserais toute erreur de parcours possible envers toi. J'irais plus loin, plus vite et plus fort que personne avant moi.
Car c'est seulement quand la dernière seconde de ton souffle aura cessé que je dirais que c'est fini. Il y a toujours une chance, tu es mon espoir.
J'admire ton courage et ta force de vivre. J'aime ton rire et tes discussions. Je t'aime avec ou sans perruque.
Je refuse que tu meurres.
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# Posté le dimanche 28 juin 2009 07:51
Modifié le dimanche 28 juin 2009 08:38

Soutenir, aimer, transiger.

Soutenir, aimer, transiger.
La vie deçoit toujours pendant un instant. Les choses ne vont pas comme nous le voudrions, les gens n'ont pas les réactions que l'on souhaiterais et les évenements n'ont plus la tournure que l'on voulait.
On doute, on espère et l'on rêve.
On souhaite que cela se passe bien, que quelque chose se réalise pour que tout cela change.
Que ce soit l'élection d'un nouveau président issu d'une minorité, un coup de chance ou un coup du destin.
Il suffit parfois de peu. Juste une invitation, une soirée ou un mot.
Seulement une petite chose.
On veut pouvoir vivre libre, heureux et avoir l'occasion de se réaliser. On espère ne pas s'être trompé de chemin, on veut croire à un monde meilleur et à des évenements prochains qui iront dans la continuité de ceci.
On regarde en arrière parfois, on regrette certaines choses, on refuse d'admettre que le changement a surement du bon, même si pour l'instant, on ne le remarque pas.
On demande parfois à inverser la vapeur, à aller plus vite que son ombre, à réclamer le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la cremière.
Mais.. Et c'est cet unique mot qui fait la différence, "mais" c'est ça la vie. Avancer, avoir peur de se tromper, réessayer, espèrer d'avoir pris le bon chemin, douter de nous, douter des autres, douter de ce qui nous entoure.
Croire en sa bonne étoile.

On ne demande qu'à exister, je crois.
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# Posté le dimanche 28 juin 2009 07:50

Je suis perdante à mon propre jeu.

Je suis perdante à mon propre jeu.
Petit à petit, je me persuade.
Qu'il n'y a que moi qui y pense encore..
Que tout a été oublié, effacé pour d'autres.

J'écris de toute façon plus vite que je ne pense
Et parfois, mes relectures sont intenses.
Mon écriture n'est malheureusement jamais calme.

J'attaque toujours le moindre petit innocent
Qui a osé se promener à hauteur de mes yeux.
Et même quand je l'aime, même quand il me manque.

Il suffit d'une étincelle et tout s'embrase.
Mes mots sont parfois bien plus durs que la réalité
Ils ne reflètent en rien la vérité et ce que je ressens.

Ils m'aident juste à me faire miroiter
Une quelconque alcamie dans mes sentiments.
Mais tout cela est faux puisque je rêve encore du contraire.
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# Posté le dimanche 28 juin 2009 04:47
Modifié le dimanche 28 juin 2009 16:57

Je ne peux pas, je ne sais pas.. Et je reste plantée là.

Je ne peux pas, je ne sais pas.. Et je reste plantée là.
Il m'est devenu facile de savoir les sentiments à mon égard.
Ceux qui lisent ces mots m'apprécient encore.
Ceux qui ont arrêté la lecture il y a trois mois m'ont oublié.
Il me devient alors facile d'y faire des allusions et de connaitre les réactions.
De toute façon, c'est dur pareil au même. J'écris des choses éphémères qu'un jour, je serais la seule à lire.
Un jour, la pression de la société n'aura plus prise sur moi, le regard des autres et ce qu'ils ressentent pour ma personne ne me semblera plus vraiment très important. Je me serais dégagée de tous les jougs possibles: de la minceur, de l'amour, d'internet, de l'amitié et de tout ceux qui voudraient m'enfermer dans une image que je ne suis pas.
Car un Humain n'a pas qu'une seule facette.. Il est schyzophrène, c'est dans sa nature d'être plusieurs. On ne pourra jamais connaitre quiconque à 100%.. C'est une utopie, puisque personne ne se connait lui-même à fond.
On a toujours des sentiments et des sensations qu'on n'aurait jamais cru avoir envers un Autre. Et on deteste ceci.. Etre perdante à son propre jeu.

Mais un jour, je partirais, j'oublierais et je deviendrais ce que je veux.
Mon entraînement sur les pires attractions des fêtes foraines me permettra peut-être de fouler la Lune.
Mon sale caractère m'aidera peut-être à devenir ce que je veux, où je veux et quand je le veux.
Peut-être qu'un jour.. Je saurais ce qui est vraiment important dans la vie.
Sauver une vie, ne pas s'encombrer d'argent et de sentiments. Mais foncer sans se retourner. Apprécier chaque instant puisqu'il ne nous sera jamais rendu.
Arrêter de jouer et enfin vivre.
J'aurais mes 36 chats et peut-être que ce jour-là, je serais heureuse.
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# Posté le jeudi 25 juin 2009 04:44